Vaccination du chat

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OBJECTIF ET RYTHME :

La vaccination est le meilleur moyen de protéger votre chat contre les maladies virales. Elle permet de préparer votre chat à réagir rapidement et efficacement contre ces germes s’il les rencontre après avoir été vacciné.

L’effet bénéfique d’une vaccination n’est pas définitif, c’est la raison pour laquelle il est indispensable de procéder à des rappels réguliers.
Le rythme des ces rappels est fixé par votre vétérinaire en fonction du type de vaccin utilisé, de la situation épidémiologique de la région et de la législation en vigueur.

Certains vaccins nécessitent 3 injections en primovaccination. Si le rappel n’est pas effectué dans les délais prescrits par votre vétérinaire, celui-ci sera obligé de recommencer le protocole depuis le début.

 

QUE FAIRE AVANT ET APRÈS L’INJECTION ?

La vaccination doit être pratiquée sur un animal en bonne santé, correctement déparasité.

L’idéal est de penser à vermifuger votre chat 8 jours avant la date du vaccin. La vaccination représente un petit « stress » pour l’organisme ; elle sera mieux tolérée et plus efficace si l’animal est en bonne forme. Afin de s’en assurer, votre vétérinaire procèdera à un examen minutieux de l’animal avant de le vacciner. Penser à lui signaler toute anomalie que vous auriez constatée.

L’injection est en général parfaitement tolérée. Certains vaccins peuvent s’avérer un peu plus douloureux que d’autres ; ceci est souvent lié à la concentration du vaccin. Votre vétérinaire utilise les vaccins les mieux adaptés à votre chat, même si celui-ci n’apprécie pas toujours…

Dans de rares cas, on peut observer après l’injection une fatigue passagère ou l’apparition d’une petite réaction locale au point d’injection qui disparaît spontanément en quelques jours.
Dans tous les cas, il est  recommandé de laisser le chat au repos pendant les 24 heures qui suivent une injection vaccinale.

 

SES PRINCIPALES MALADIES INFECTIEUSES

Le Coryza :
C’est une maladie répandue et très contagieuse pour les chats de tous âges. L’animal atteint présente tous les signes d’une rhinopharyngite : toux, éternuements, larmoiements, perte d’appétit et, parfois des ulcères sur la langue. Même s’il guérit, le chat reste porteur du virus responsable et peut le transmettre à d’autres chats. Les deux principaux agents responsables sont des virus (Calicivirus et Herpès virus). Il ne faut pas confondre le Coryza avec la Chlamydiose qui se  traduit par des symptômes essentiellement oculaires et est due à une bactérie (Chlamydophila felis).

Le Typhus :
Appelé encore Panleucopénie du chat, c’est une maladie devenue rare mais mortelle à 90 % chez les jeunes. Elle se transmet très facilement. Le malade est rapidement très affaibli et déshydraté en raison d’une diarrhée et de vomissements incoercibles.

La Rage :
La rage est une maladie mortelle, transmissible à l’homme. Elle fait donc l’objet d’une surveillance sanitaire stricte. La vaccination contre la rage est obligatoire pour les chats séjournant dans des pensions, des campings ou des centres de vacances ; elle est obligatoire pour la Corse, les départements d’Outre-mer et de nombreux pays étrangers.

La Leucose féline :
Parfois appelée à tort « Sida du chat », c’est la maladie virale la plus fréquente dans cette espèce. Elle est extrêmement contagieuse ; un simple contact avec un chat malade suffit ! D’évolution lente, sur plusieurs années, elle est mortelle dans pratiquement tous les cas. Le virus responsable – FeLV – agit en détruisant peu à peu les défenses immunitaires de l’animal, ce qui le rend particulièrement vulnérable à tout autre agent microbien (infections respiratoires chroniques, abcès, infections digestives, etc). Ce virus est également directement responsable de maladies cancéreuses. Il existe un vaccin très efficace contre la Leucose féline ; la vaccination est la seule protection envisageable pour votre chat. Le « Sida du chat » est dû à un autre virus : le FIV. Le FIV n’est pas transmissible à l’homme. Comme pour l’homme, il n’existe pas encore de vaccin contre cette maladie.

Signification des valences utilisées par votre vétérinaire :

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Le typhus, le coryza et la leusose féline sont des maladies pour lesquelles il n’existe pas de traitement efficace. La vaccination reste le seul moyen de lutte.

La vaccination est un acte essentiel dans la prévention des maladies des animaux domestiques. Comme tout acte médical ou chirurgical, elle comporte des risques même si elle peut sembler banale.

En ce qui concerne les vaccins, la très grande majorité des réactions rapportées se répartissent dans les trois catégories suivantes

  • Réactions d’hypersensibilité, se traduisant par des symptômes locaux (de type œdème allergique, érythème, prurit…) et/ou généraux (vomissements, diarrhées, pâleur, hypotension…), pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique
  • Réactions post-vaccinales fébriles, le plus souvent transitoires, associant une hyperthermie plus ou moins marquée et une baisse d’état général.
  • Réactions locales au site d’injection (œdème, érythème, douleur, prurit, …)

Certains de ces effets secondaires, notamment le choc anaphylactique, peuvent conduire à la mort de l’animal.

La balance bénéfice/risque est largement en faveur de la vaccination, la quasi-totalité de ces effets sont classés « très rare » par l’ANMV.

Pour rappel, les catégories de fréquence des effets indésirables sont définies de la façon suivante, à partir des valeurs d’incidence calculées :

– Très fréquent si plus d’un animal sur 10 traités est susceptible de présenter une réaction

– Fréquent si 1 à 10 animaux sur 100 traités sont susceptibles de présenter une réaction

– Peu fréquent si 1 à 10 animaux sur 1 000 traités sont susceptibles de présenter une réaction

– Rare si 1 à 10 animaux sur 10 000 traités sont susceptibles de présenter une réaction

– Très rare si moins d’1 animal sur 10 000 est susceptible de présenter une réaction

(source ANMV)