Vaccination du chien

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OBJECTIF ET RYTHME :

La vaccination est le meilleur moyen de protéger un individu contre les maladies virales et certaines maladies d’origine bactérienne. Elle permet de préparer votre chien à réagir rapidement et efficacement contre ces germes s’il les rencontre après avoir été vacciné.

Pour certaines maladies, la vaccination est le seul et unique moyen de lutte car il n’existe pas de traitement curatif efficace.

L’effet bénéfique d’une vaccination n’est pas définitif, c’est la raison pour laquelle il est indispensable de procéder à des rappels réguliers.
Le rythme des ces rappels est fixé par votre vétérinaire en fonction du type de vaccin utilisé, de la situation épidémiologique de la région et de la législation en vigueur.

Certains vaccins nécessitent 3 injections en primovaccination. Si le rappel n’est pas effectué dans les délais prescrits par votre vétérinaire, celui-ci sera obligé de recommencer le protocole depuis le début.

 

QUE FAIRE AVANT ET APRÈS L’INJECTION ?

La vaccination doit être pratiquée sur un animal en bonne santé, correctement déparasité.

L’idéal est de penser à vermifuger votre chien 8 jours avant la date du vaccin. La vaccination représente un petit « stress » pour l’organisme ; elle sera mieux tolérée et plus efficace si l’animal est en bonne forme. Afin de s’en assurer, votre vétérinaire procèdera à un examen minutieux de l’animal avant de le vacciner. Penser à lui signaler toute anomalie que vous auriez constaté.

L’injection est en général parfaitement tolérée.
Certains vaccins peuvent s’avérer un peu plus douloureux que d’autres. Votre vétérinaire utilise les vaccins les mieux adaptés à votre chien, même si celui-ci n’apprécie pas toujours…
Dans de rares cas, on peut observer après l’injection une fatigue passagère ou l’apparition d’une petite réaction locale au point d’injection qui disparaît spontanément en quelques jours.

Dans tous les cas, il est recommandé de laisser le chien au repos pendant les 24 heures qui suivent une injection vaccinale.

 

SES PRINCIPALES MALADIES INFECTIEUSES`

La Maladie de Carré :
Très contagieuse et toujours d’actualité, cette maladie touche les animaux de tous âges et son évolution est très souvent mortelle. Elle peut être à l’origine de fièvre, troubles respiratoires, digestifs, oculaires, cutanés ou nerveux. Tous les symptômes ne sont pas nécessairement présents.

L’Hépatite de Rubarth :
Maladie grave du foie se traduisant par une forte fièvre, une gastro-entérite avec parfois amygdalite, conjonctivite et oedème de la cornée qui apparaît bleutée.

La Parvovirose :
Très contagieuse , cette maladie est due à un virus très résistant dans le milieu extérieur. Un chien non protégé peut l’attraper en reniflant les déjections d’un animal malade. Les symptômes sont : abattement, perte d’appétit, vomissements,
diarrhée hémorragique et déshydratation.
La vaccination des chiots contre la parvovirose est possible dès l’âge de 6 semaines avec des vaccins spécifiques.

La Rage :
La rage est une maladie mortelle, transmissible à l’homme. Elle fait donc l’objet d’une surveillance sanitaire stricte. La vaccination contre la rage est obligatoire pour les chiens séjournant dans des pensions, des campings ou des centres de vacances ; elle est obligatoire pour la Corse, les départements d’Outre-mer et de nombreux pays étrangers.

La Leptospirose :
Les leptospires sont des bactéries transmises par les rongeurs. Retrouvées dans les zones humides telles que les marécages, les étangs ou les rivières, elles pénètrent par voie transcutanée. Les chiens malades présentent une gastroentérite
hémorragique et un ictère flamboyant, parfois compliqués d’atteinte rénale, cardiaque ou nerveuse.

La Toux de chenil :
C’est une trachéo-bronchite contagieuse qui touche surtout les chiens vivant en effectifs (élevages, chenils, pensions…..). Elle est due à de nombreux facteurs pour lesquels il n’existe pas toujours de vaccin. L’agent le plus pathogène est le virus Parainfluenza ; la plupart des vaccins pour chiens contiennent cette valence en routine.

La Piroplasmose :
Provoquée par un parasite du sang, cette maladie peut être transmise à votre chien par une tique, au cours de son repas sanguin. Les piroplasmes pénètrent dans les globules rouges et les détruisent. Il est absolument essentiel de lutter efficacement contre les tiques.

La maladie de Lyme :

Un grand nombre de chiens infestés ne présentent aucun symptôme. La phase d’incubation est longue (2 à 5 mois). Dans la forme aiguë, le signe principal est généralement une boiterie d’apparition brutale, douloureuse (voire très douloureuse), intermittente et due à une arthrite se développant sur une seule articulation (plus souvent le carpe ou le tarse). Il peut arriver que plusieurs articulations soient touchées successivement (on parle alors de polyarthrite). La boiterie est souvent associée à de la fièvre, un abattement, une atteinte ganglionnaire locale et parfois des vomissements. Dans la forme chronique, la boiterie est moins sévère et d’autres symptômes peuvent être présents : myopathie, douleurs diffuses, troubles cardiaques, rénaux, nerveux, …

 

Signification des valences utilisées par votre vétérinaire :

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La vaccination est un acte essentiel dans la prévention des maladies des animaux domestiques. Comme tout acte médical ou chirurgical, elle comporte des risques même si elle peut sembler banale.

En ce qui concerne les vaccins, la très grande majorité des réactions rapportées se répartissent dans les trois catégories suivantes

  • Réactions d’hypersensibilité, se traduisant par des symptômes locaux (de type œdème allergique, érythème, prurit…) et/ou généraux (vomissements, diarrhées, pâleur, hypotension…), pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique
  • Réactions post-vaccinales fébriles, le plus souvent transitoires, associant une hyperthermie plus ou moins marquée et une baisse d’état général.
  • Réactions locales au site d’injection (œdème, érythème, douleur, prurit, …)

Certains de ces effets secondaires, notamment le choc anaphylactique, peuvent conduire à la mort de l’animal.

La balance bénéfice/risque est largement en faveur de la vaccination, la quasi-totalité de ces effets sont classés « très rare » par l’ANMV.

Pour rappel, les catégories de fréquence des effets indésirables sont définies de la façon suivante, à partir des valeurs d’incidence calculées :

– Très fréquent si plus d’un animal sur 10 traités est susceptible de présenter une réaction

– Fréquent si 1 à 10 animaux sur 100 traités sont susceptibles de présenter une réaction

– Peu fréquent si 1 à 10 animaux sur 1 000 traités sont susceptibles de présenter une réaction

– Rare si 1 à 10 animaux sur 10 000 traités sont susceptibles de présenter une réaction

– Très rare si moins d’1 animal sur 10 000 est susceptible de présenter une réaction

(source ANMV)