VERMIFUGATION, RESISTANCES et COPROSCOPIES

 

Il est observé de plus en plus fréquemment l’apparition de « souches » de parasites digestifs qui résistent aux vermifuges. On parle de résistance des parasites aux antiparasitaires.

Il est donc primordial de changer nos habitudes de vermifugation : il faut MOINS et MIEUX vermifuger pour que dans l’avenir les vermifuges continuent d’être efficaces sur les chevaux qui en ont vraiment besoin.

Cette vermifugation raisonnée implique de ne pas vermifuger systématiquement les chevaux à chaque saison mais à certains moments de l’année en corrélation avec l’état de parasitisme de chaque cheval via des analyses coproscopiques.

Il est dorénavant conseillé de réaliser une analyse coproscopique de votre cheval APRES la période de rémanence du vermifuge de printemps c’est à dire après la durée d’action du vermifuge de printemps pour savoir s’il est nécessaire de vermifuger votre cheval en fin d’été ou si le prochain vermifuge sera à prévoir en début d’hiver (aux premières gelées).

  • Qu’est ce qu’une analyse coproscopique ? C’est actuellement la seule technique valable pour dépister le parasitisme. C’est un comptage qualitatif et quantitatif (quel type de vers et en quelle quantité ?) des œufs microscopiques des différents vers digestifs du cheval contenus dans les crottins.
  • Comment faire en pratique pour les coproscopies ? Elles sont réalisables dans notre clinique vétérinaire. Le résultat est obtenu en 1 à 3 jours. Les crottins prélevés doivent être frais, obligatoirement ramassés juste après leur émission. S’ils ne peuvent être apportés immédiatement, il faut les stocker dans des gants à usage unique en chassant l’air, au réfrigérateur. Merci d’identifier vos prélèvements ( nom du propriétaire et nom du cheval).

Coût de l’analyse coproscopique : 18,70 € TTC

Résultats :

–       Si l’analyse est négative, votre cheval ne sera pas vermifugé cet été mais l’hiver prochain.

–       Si l’analyse est positive votre cheval sera vermifugé à la suite de l’analyse avec un vermifuge adapté à son statut parasitaire.

 

Remarque : des chevaux pâturant dans le même pré peuvent avoir des degrés d’infestation totalement différents donc,dans l’idéal, il faut réaliser une analyse coproscopique sur chaque animal …